MAC: Mines and Communities

The Public Has a Right to Know the Toxins Produced by Mining

Published by MAC on 2005-02-09


The Public Has a Right to Know the Toxins Produced by Mining

MiningWatch Canada Action Alert

February 9th 2005

la version française suit

Most of the pollutants released by the creation of tailings and waste rock during mining are exempt from the National Pollutant Release Inventory, the NPRI.

Digging up metals generates enormous piles of rock, which contain trace amounts of potentially harmful substances. As an example, one gold wedding ring produces anywhere from 6-20 tonnes of waste rock and tailings. Waste rock is unprocessed rock that has been broken into pieces to facilitate its removal; tailings are the processed finely ground rock created by extracting ore. In Canada, they are usually highly acidic, leaching sulphuric acid into waters and aquifers. They can contain arsenic, mercury, copper, nickel, selenium and other toxic substances. Tailings (also called slimes) are usually kept in impoundments of immense size, which have to be monitored in perpetuity. In Canada, mining creates almost 2 million tons of waste rock and tailings a day.

In Canada, the NPRI is the means by which Canadians can find information about the pollutants transferred by companies and released to the environment in their communities. It helps government and other groups by identifying priorities for action to protect health and the environment in Canada. It is part of the Canadian Environmental Protection Act.

In the United States, the Toxics Release Inventory, or TRI, plays the same role. When mining was added to the TRI in 1997, the mining industry suddenly moved to the top of the list of polluters, contributing over half the 7.77 billion pounds of toxic chemicals released to the environment. Most of the pollutants came from the waste rock and tailings that are created at the mine site.

However, in 2002, because of lawsuits by Barrick Gold and the National Mining Association, most of the pollutants from waste rock were removed from the inventory. A US federal court ruled that many substances need not be reported if they make up less than 1 percent of the weight of the waste rock pile. But those trace amounts add up to 1.5 billion pounds in the United States.

For a number of years now, a struggle has been taking place in Canada between the mining industry and organizations that care about public health to get mining wastes and tailings included in the NPRI. The mining industry argues that low concentrations of toxins in waste rock and tailings occur in nature and are therefore not "releases to the environment". MiningWatch and other groups argue that removing the rock from the ground and crushing it exposes more chemicals to air and water and releases them into the environment. We say that their effects are cumulative and toxic, and the public has the right to know about them.

The industry also argues that the new Metal Mining Effluent Regulation captures releases from mine sites. In reality, the MMER reports releases of only a limited number of substances, only to water, and only after they have left the company property.

For more information: call MiningWatch Canada at (613) 569-3439 or e-mail joan@miningwatch.ca.

Include all mining toxins in the National Pollutant Release Inventory. The public has a right to know.

Write or call your Member of Parliament and let him/her know what you think. Before February 11, 2005, submit your comments to the CEPA review by e-mail LindaJ.Chandler@ec.gc.ca


La population est en droit de savoir quelles sont les toxines découlant de l'activité minière

La plupart des polluants émis par la production de résidus et de stériles au cours du processus d'exploitation des mines sont exclus de l'Inventaire national des rejets de polluants, l'INRP.

L'extraction des métaux est une activité qui génère de gigantesques amas de stériles, lesquels contiennent des quantités restreintes de substances potentiellement nocives. Par exemple, la production d'une alliance en or peut générer de six à vingt tonnes de stériles et de résidus. Les stériles sont les roches non traitées qui ont été concassées pour en permettre l'enlèvement; les résidus sont les roches finement broyées et traitées aux fins de l'extraction du minerai. Au Canada, les déchets miniers sont habituellement très acides et laissent filtrer de l'acide sulfurique dans les eaux et les aquifères. Ils peuvent contenir de l'arsenic, du mercure, du cuivre, du nickel, du sélénium et d'autres substances toxiques. Les résidus, ou schlamms fins, sont habituellement retenus dans d'immenses bassins qui doivent être surveillés à perpétuité. Au Canada, l'activité minière produit près de deux millions de tonnes de stériles et de résidus par jour.

Au Canada, l'INRP est l'outil permettant aux Canadiens de se renseigner sur les polluants émis par les entreprises et transférés à l'environnement dans leurs communautés. Il permet au gouvernement et à d'autres groupes de déterminer les mesures prioritaires de protection de la santé et de l'environnement au Canada. L'INRP fait partie intégrante de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.

Aux États-Unis, le Toxics Release Inventory, ou TRI, joue le même rôle. En 1997, lorsque l'activité minière a été ajoutée au TRI, l'industrie minière s'est soudainement hissée au sommet de la liste des pollueurs, sa contribution étant supérieure à la moitié des 7,77 milliards de livres de produits chimiques toxiques émis dans l'environnement. La plupart des polluants provenaient des stériles et des résidus déposés sur les sites miniers.

Cependant, en 2002, en raison d'actions en justices intentées par Barrick Gold et par la National Mining Association, la plupart des polluants issus des stériles ont été retirés de l'inventaire. Une cour fédérale américaine a en effet statué que de nombreuses substances n'ont pas à être déclarées si elles représentent moins de 1 pour cent de la masse des stériles. Or, au total, ces quantités infimes représentent 1,5 milliard de livres aux États-Unis.

Depuis un certain nombre d'années maintenant, une lutte s'est engagée au Canada entre l'industrie minière et les organisations qui se préoccupent de santé publique afin de faire inclure les stériles et les résidus miniers dans l'INRP. L'industrie minière affirme que les faibles concentrations de toxines dans les stériles et les résidus miniers se produisent dans la nature et ne sont donc pas des « rejets dans l'environnement ». Mines Alerte et d'autres groupes soutiennent pour leur part que le fait de retirer la roche de la terre et de la broyer expose une plus grande quantité de produits chimiques à l'air et à l'eau et les rejette dans l'environnement. Nous soutenons que les effets de ces produits chimiques sont cumulatifs et toxiques et que la population a le droit d'être informée à leur sujet.

L'industrie soutient également que le nouveau Règlement sur les effluents des mines de métaux rend compte des rejets à partir des sites miniers. Dans les faits, le REMM ne signale le rejet que d'un nombre limité de substances dans l'eau, et seulement après que ces substances aient quitté le terrain de la compagnie.

Pour information, communiquer avec Mines Alerte (613) 569-3439 ou joan@miningwatch.ca.

Il faut inscrire tous les produits toxiques miniers dans l'Inventaire national des rejets de polluants. La population a le droit de savoir.

Écrivez ou téléphonez à votre député et dites-lui ce que vous en pensez. Avant le 11 février 2005, soumettez vos commentaires à l'examen de la LCPE par courriel à LindaJ.Chandler@ec.gc.ca.

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